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by Par le Dr Nial O’Boyle

Des rencontres laitières aux données laitières : le « catfishing » chez les vaches va-t-il se faire « balayer vers la gauche » ?

J’ai grandi avant l’ère des rencontres en ligne, donc, heureusement ou malheureusement (rayez la mention inutile), cette expérience m’a échappé. Les filtres ne servaient qu’à garder le lait propre, et « glisser vers la gauche ou vers la droite », c’était quelque chose que les vaches faisaient avec leur queue. Cependant, après avoir regardé « Catfish » sur MTV, je me suis rendu compte que l’industrie laitière avait une longueur d’avance sur cette tendance. Au départ, j’étais stupéfait de voir comment on pouvait entamer une relation sur la base de photos et de quelques coups de fil. En y réfléchissant bien, cependant, j’ai compris que l’industrie laitière avait une longueur d’avance sur cette tendance. Il ne fait aucun doute que de nombreux éleveurs laitiers suivent de près les pedigrees et les lignées de vaches, et choisissent leurs taureaux avec expertise, mais nombreux sont ceux qui se laissent influencer par une jolie photo et un nom accrocheur. Tout comme dans une histoire de « Catfish » qui tourne mal, on peut se retrouver dans une relation à long terme qui finit par être une erreur coûteuse et exigeante.

Avant même que Tinder, Bumble et d’autres plateformes en ligne ne voient le jour, le secteur laitier perfectionnait déjà ses algorithmes de sélection pour le « matchmaking ». L’accent mis sur la fertilité et l’apparition de caractères génomiques à valeur commerciale ont renforcé les évaluations laitières et linéaires disponibles. On dispose déjà d'informations plus fiables pour choisir un partenaire pour votre vache que pour choisir un partenaire de vie potentiel. De nouvelles données seront toutefois bientôt disponibles en ligne, ce qui vous aidera encore davantage dans vos choix en matière de « rencontres laitières ».

De nouvelles sources de données issues de technologies telles que les capteurs, l'analyse du lait et la vision artificielle s'associent aux capacités émergentes d'analyse des données pour accélérer encore les progrès. Par exemple, l’intérêt de l’évaluation de l’état corporel (BCS) est connu depuis des décennies, mais il est très difficile pour un personnel qualifié de la réaliser de manière cohérente, objective et fréquente. CattleEye peut fournir ces données quotidiennes, permettant ainsi une gestion précise des rations afin d’améliorer la santé, le bien-être et la rentabilité. Les réactions du troupeau aux changements de ration ou de fourrage peuvent être suivies à la fois en termes de BCS et de production laitière, ce qui permet aux nutritionnistes d’évaluer leur efficacité. De plus, ces données peuvent être combinées à d’autres flux de données pour aider à développer de nouveaux phénotypes ; il est ainsi possible d’identifier des vaches plus résistantes à une perte excessive de condition corporelle et de sélectionner des lignées génétiques plus résilientes et plus fertiles.

En créant et en collectant des octets de données plutôt qu’en mordant à l’hameçon, les éleveurs laitiers tracent la voie vers un secteur plus intelligent et plus rentable.

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