Le défi
Triple G Dairy exerce son activité à Buckeye, en Arizona, depuis le milieu des années 1950. Avec un cheptel compris entre 5 000 et 6 000 vaches, c’est l’une des plus grandes exploitations laitières du centre-sud-ouest des États-Unis. Skylar Gericke, qui gère le cheptel depuis 2019, décrit l’exploitation en termes simples : «Une grande partie de notre travail repose sur les données."
Dans une exploitation laitière de grande envergure, l’attention individuelle que l’on peut accorder aux animaux dans une exploitation familiale de 200 vaches ne peut pas s’appliquer à un troupeau de cinq mille têtes. Le personnel n’est physiquement pas en mesure d’observer chaque animal avec la fréquence et la régularité requises pour une gestion efficace des boiteries. À cette échelle, la détection précoce des problèmes de mobilité constitue un défi majeur.
L'approche
Le redressement de Triple G ne repose pas sur un seul changement. Les améliorations ont été rendues possibles grâce à la combinaison de plusieurs facteurs, à savoir : l’installation de caméras CattleEye à la sortie de la salle de traite, la refonte du protocole de soins des sabots, le recours à un pareur de sabots possédant le niveau d’expertise requis, ainsi que la formation du personnel afin que les données générées puissent être exploitées.
CattleEye a fourni la solution de surveillance qu’un troupeau de cette taille ne pouvait pas assurer manuellement. Des caméras installées au-dessus de la sortie de la salle de traite évaluent la mobilité de chaque vache lorsqu’elle passe en dessous, en identifiant les animaux individuellement grâce à la forme de leur corps et au motif de leur pelage plutôt qu’à l’aide d’étiquettes ou de dispositifs portables. Chaque vache reçoit une note à chaque traite. Le système s’intègre au logiciel de gestion du troupeau déjà utilisé par l’exploitation ; ainsi, les résultats quotidiens – une liste classée des vaches dont les notes ont évolué ou dont la mobilité suit une tendance négative – s’intègrent directement dans le flux de travail habituel de l’équipe, sans créer de charge supplémentaire en matière de gestion des données.
L’effet concret de cette approche est le changement que Gericke décrit très clairement : le personnel est passé de la recherche des vaches boiteuses à leur prise en charge plus précoce. Dans une exploitation laitière de 5 000 vaches, la différence entre ces deux approches est énorme. Rechercher les vaches boiteuses au sein d’un grand troupeau est une tâche chronophage, irrégulière et intrinsèquement réactive. Disposer d’une liste quotidienne hiérarchisée permet au personnel de consacrer son temps et son attention aux vaches qui en ont le plus besoin, et d’intervenir plus rapidement.
Les résultats
Deux ans après avoir installé CattleEye, revu en profondeur son protocole de soins des sabots et formé son équipe, Triple G est passé du statut de « pire troupeau en matière de boiterie » selon le vétérinaire à celui de l’un des meilleurs troupeaux d’Arizona. Le moment qui a marqué ce changement s’est produit lors d’un audit de routine. « Nous venons de passer un audit », a déclaré M. Gericke devant un public de professionnels du secteur réunis par le CDCB en mai 2025, « et sur 100 vaches, il n’en a pas trouvé une seule qu’il aurait qualifiée de boiteuse. »
C'est un résultat significatif pour n'importe quelle exploitation agricole. Dans un troupeau de cette taille, où la boiterie généralisée était auparavant la norme, cela représente un changement véritablement considérable dans le fonctionnement quotidien de l'exploitation. Moins de vaches boiteuses signifie une meilleure production laitière, de meilleures performances de reproduction et moins de vaches quittant le troupeau avant l’heure. Cela signifie également une équipe qui travaille de manière plus ciblée, consacrant son temps à soigner les animaux plutôt qu’à les rechercher dans une exploitation vaste et complexe.
Dans leurs propres mots
« Étant l’une des plus grandes exploitations laitières du centre-sud-ouest, une grande partie de notre activité repose sur l’analyse des données. Nous ne travaillons pas autant que nous le souhaiterions au cas par cas sur chaque vache. CattleEye identifie les vaches que nous devons envoyer chez le pareur de sabots afin de réduire le pourcentage de boiteries au sein du troupeau."
Skylar Gericke, responsable du troupeau, Triple G Dairy, Buckeye, Arizona
Ce que montre cette ferme
Triple G n'est pas un cas d'étude illustrant ce que CattleEye peut faire à lui seul. C'est un exemple de ce qui se passe lorsqu'une exploitation agricole décide de mettre en place une approche complète et globale en s'appuyant sur de meilleures données, de meilleurs soins des sabots et un personnel mieux formé, le tout en travaillant à partir d'une vision commune.
Ce que CattleEye a apporté à cette solution, c'est la capacité de visualiser clairement 5 000 vaches, chaque jour, sans que cela dépende de la personne qui se trouvait justement là au bon moment. À cette échelle, une surveillance constante n'est pas un simple avantage. C'est la condition préalable à tout le reste.
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