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by Par Nial O’Boyle, directeur produit

L'outil BCS basé sur l'IA de CattleEye met en évidence les lacunes en matière de fertilité et de production

L'élevage laitier moderne évolue rapidement, et les méthodes d'alimentation traditionnelles, fondées uniquement sur le rendement en litres, sont remises en question par les progrès fulgurants de la génomique.

La technologie avancée d’évaluation de l’état corporel (BCS) de CattleEye a récemment permis de mettre en évidence un problème au sein d’un troupeau laitier dont les vaches vêlent en automne, ce qui a nécessité une révision de la stratégie d’alimentation. Les vaches à haut potentiel génétique, en particulier les Holstein en première lactation, ont des besoins énergétiques supplémentaires en raison d’une production plus élevée de matière sèche du lait et d’une croissance physique continue, ce qui peut entraîner un bilan énergétique négatif si leur alimentation n’est pas correctement adaptée. Cette situation peut être aggravée par les progrès génétiques impressionnants réalisés au niveau des composants du lait au cours des dernières années.

Figure 1 The progress of combined fat and protein has rapidly increased with the advent of genomics

L'évolution du potentiel génétique

Les meilleurs taureaux britanniques en termes de PLI apportent désormais des gains substantiels en kilogrammes de matière grasse et de protéines, et non plus seulement en litres de lait. Des taureaux comme Genosource Captain et ses descendants, tels que DG Peace (PLI de 908 £) et DG Space (PLI de 873 £), illustrent parfaitement les progrès récents réalisés dans le domaine de la génétique des composants du lait.

L'outil BCS de CattleEye montre que les nouveaux litres ne sont pas les anciens litres

Le secteur laitier britannique utilise depuis longtemps une méthode bien établie d'alimentation des vaches laitières, fondée sur le principe « entretien plus rendement », un système qui s'est révélé particulièrement efficace dans les troupeaux soumis à des variations saisonnières, comme ceux pratiquant le vêlage d'automne.

Cette approche s'est avérée efficace ; elle garantit que les vaches reçoivent l'énergie et les nutriments nécessaires à leur entretien physiologique, avec des apports supplémentaires calculés par litre de lait produit.

Cependant, la révolution génomique a permis des progrès rapides en matière de sélection génomique pour les composants du lait (matières grasses et protéines). En conséquence, cette approche axée à la fois sur l'entretien et le rendement pourrait ne plus répondre pleinement aux besoins énergétiques des vaches Holstein modernes à haut potentiel génétique.

Si le volume total de lait reste un critère important, l’approche classique consistant à calculer « X mégajoules par litre après le maintien » ne reflète pas toujours le coût énergétique accru d’un lait à teneur élevée en composants. Cela revêt une importance particulière pour les vaches en première lactation.

Celles-ci présentent le gain génétique le plus élevé en termes de composants du lait, tout en ayant des besoins supplémentaires en matière de croissance (elles ont besoin d'énergie à la fois pour la lactation et pour la poursuite du développement squelettique et musculaire), mais elles ont souvent du mal à maintenir un apport en matière sèche (AMS) aussi élevé que celui des vaches multipares.

Si leur ration alimentaire est calculée uniquement en fonction du nombre de litres de lait (sans tenir compte des besoins supplémentaires liés à la récente augmentation de la teneur en matière sèche du lait), elles risquent de souffrir d'un bilan énergétique négatif (BEN), ce qui peut entraîner

  • Récupération réduite de l'indice de condition corporelle (BCS) après le vêlage

  • Risque accru de cétose subclinique

  • Retard dans le cycle œstral et résultats de fertilité moins bons

  • Performances inférieures lors de la deuxième lactation.

L'outil BCS de CattleEye a mis en évidence un problème concernant les performances lors de la première et de la deuxième lactation

CattleEye a récemment constaté, au sein d’un troupeau, que la fertilité des vaches en première et deuxième lactation était faible et que les rendements laitiers étaient inférieurs à la moyenne. Il s’agit d’un troupeau à vêlage d’automne bien géré, qui utilise la méthode « entretien plus rendement » pour l’alimentation individuelle. Les graphiques ci-dessous (fig. 2 et 3) indiquaient un indice de condition corporelle (BCS) et un rendement laitier faibles chez les vaches en deuxième lactation. Après discussion avec l’éleveur, il est apparu clairement que les vaches actuellement en deuxième lactation avaient souffert d’une carence énergétique et avaient vêlé avec un indice de condition corporelle trop bas à la fin de leur première lactation. L’approche d’alimentation n’avait pas été adaptée aux besoins énergétiques supplémentaires liés à des teneurs plus élevées en composants laitiers.

Les troupeaux dont le vêlage est saisonnier ne disposent que d'une fenêtre temporelle très étroite pour assurer le succès de la reproduction. Grâce au suivi de l'indice de condition corporelle (BCS) proposé par CattleEye, l'éleveur, le vétérinaire et le nutritionniste disposent désormais de davantage d'informations pour éviter que cela ne se reproduise à l'avenir.

L'élevage bovin moderne évolue rapidement. CattleEye propose une technologie permettant de s'adapter aux nouveaux objectifs en matière de progrès génétique et contribue à optimiser la santé et la production.

Figure 2 Body Condition score tracking. Purple represents second lactation with BCS below target in the 2.5 to 2.75 range.
Figure 3 Seven-day milk yield. Second lactation (purple) and first lactation (blue) are below expectations.

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